Les Outils, Portes, le joda, Vannes

Dernière mise à jour : sept. 9

Vannes

Canal de Marseille
Vanne


Vanne Martellière

Ouvrage constitué par deux piliers implantés de part et d’autre d’une rigole. Une vanne en fer placée entre les deux piliers permet d’interrompre partiellement ou totalement l’écoulement de l'eau. Ce terme est utilisé aussi bien pour les grandes que pour les petites rigoles.

L’espalier est souvent appelé "Martellière". Cappeau rappelle la définition de la martellière qui est l’ouvrage en pierre auquel s’adapte la vanne en planche qui le ferme. Il ajoute que "dans le langage ordinaire on confond assez souvent les martellières avec les vannes qui les ferment". Cette observation est toujours valable .


Les Architectes de l'Eau en Provence de Michel JEAN).

Le JODA


Jamin Albert / Domergue Leon

Grand Pied à coulisse pour la mesure du passage de l’eau

Sous les vannes. Création SEM

Explication dessous.



Mode d'emploi de l'appareil de jaugeage. JODA.

Pour vanne d'arrosage courantes de 0.30m. de large.

Cet appareil est conçu pour jauger des débits de 34 et 68 litres secondes.


1 - Ouvrir la vanne en fonction de l'importance de la dérivation et du débits à fournir.

2 - Placer l'appareil verticalement devant la vanne, le pied fixe inférieur posé sur le seuil d'ouvrage.


3 - Tout en maintenant l'appareil vertical, amener le curseur de manière que la base de ce dernier affleure le niveau de l'eau, le bloquer à ce point au moyen de la vis molette , le chiffre apparent dans le voyant

A indique l'ouverture de la vanne.


4 - On répète ce chiffre sur la partie mobile le l'appareil B qui ainsi règle sert à placer la vanne à la hauteur voulue.







Jamin Albert Domergue Leon

Ancien de la SEM


les outils utilisés pour les vannes malletière.



Mini clef cadenas d'artillerie Clavette


A cette époque il était courant d'avoir des vols d'eau entre agriculteurs. Pour éviter ces échauffourées les cantonniers étaient obligés de poser des cadenas d'artillerie afin de sécuriser les vannes martellières.


cadenas d'artillerie


Canal de Marseille
Cadenas

Clé porte Canal


Canal
clé porte


Ancienne Lampe des Cantonniers







Écluse des Bastides


Vanne de Réaltor

Photos JAC ET BALDINI


Anciennes portes du Canal de Marseille


Sur les bords du Canal de Marseille se trouvaient des portes en bois. Elle servaient de limite entre les propriétés, les traverses, les rues, les chemins...


Archive JAC

Surface agricole en 1800


21.814 hectares dont 10.000 dans le bassin de Marseille. M. Bazin considère que 10 000 hectares seulement seront irrigués à pleine eau car les exploitations ne modifieront pas rapidement leurs cultures et ils n’irrigueront pas plus du tiers de leur propriété. En 1850, la superficie cultivée sur le territoire de Marseille était de 5 500 hectares.


En 1851 le vignoble de Marseille s’étendait sur une superficie de 14.433hectare

En 1866 La dérivation principale d’une étendue de 29 kilomètres d’ou partent 229 kilomètres de rigoles d’arrosage, qui portent les eaux jusqu’aux propriétés particulières.

L’alimentation de la ville est assurée par une rigole spéciale de 7 kilomètres

En 1876, le Canal de Marseille arrose alors 4 500 hectares. La surface agricole utile était de 982 hectares, contre 3 453 en 1995.

Le Canal de Marseille traverse 23 Communes avec la possibilité d’arroser 60.000 hectares.

En 1832, après consultation des Communes, M. Garella réserve de l’eau pour irriguer

La surface agricole utile était de 982 hectares contre 3 453 en 1955. Toutes ces prairies gorgées d’eau sont très fournies, on les fauche trois fois par an et même quatre ou cinq fois, lorsque l’on peut avoir de l’eau à discrétion, le fourrage ainsi produit va s’entasser dans les greniers des laiteries où les bêtes sont enfermées.

Cette prolifération des prairies assure ainsi le développement de l’élevage bovin et de la production laitière. Les laiteries se multiplient dans la vallée de l’Huveaune et On compte encore actuellement quelques centaines de bastides à Marseille. En 1980, on, dénombrait encore 491 exploitants agricoles.

du Jarret et dans la banlieue immédiate de Marseille. Le bassin de Marseille fait vivre alors, environ 600 laitiers. On compte encore actuellement quelque centaine de bastide à Marseille en 1980, On, dénombrait encore 491 exploitants agricole.


Surface agricoles par quartiers et dérivation


Le quartier de St. Antoine peut arroser de St. Antoine à la mer, 58 Syndicats présentant une surface d'environ 4000 Hectares.

St. Joseph et le Cannet occupent une surface de 450 Hectares.

St. Jérôme est le syndicats le plus important de cette partie du territoire avec une surface de 250 hectares.

Allauch, présentant une surface d'environ 275 hectares.

Les Olives, les Martegaux et Fondacle, 3 syndicats présentant 275 hectares.

Du Cabot à St. Marguerite, 18 syndicats présentant une surface d'environ 625 hectares.

Entre le chemin Vicinal de Marseille à Cassis, 11 syndicats présentant 625 hectares.

Dérivation de St. Henri, 8 syndicats présentant une surface de 375 hectares.

Dérivation de St. Louis, 8 syndicats présentant une surface d'environ 375 hectares.

Syndicat de la Marague, occupe une surface arrosable de 25 hectares.

Dérivation de Longchamp, 10 syndicats présentant une surface de 825 hectares.

Syndicat de St. Barnabé, présentant une surface de 525 hectares.

St. Barnabé 2 l'un des plus considerable du territoire avec une surface de 525 hectares.

Dérivation des Camoins, 15 syndicats présentant une surface de 575 hectares.

Dérivation de St. Barnabé, 11 syndicats présentant une surface de 1825 hectares


Evolution des exploitants agricoles entre 1955 et 1980

Marseille - 1699 exploitants - 3453 hectares _ Allauch -319 exploitants - 738 hectares

Plan de Cuques - 98 exploitants - 185 hectares _ La Penne S/H - 43 exploitants - 30 hectares_ Aubagne - 462 exploitants - 1643 hectares _ Gémenos - ???? ???


Entre 1955 et 1980 ( date du dernier recensement agricole), deux exploitations sur trois ont disparu: on comptait dans le bassin de Marseille ( Communes de Marseille, Allauch, Plan de Cuques, Septemes les Vallons, La Penne S/H 2200 exploitants, il ne sont plus que 650 dont 491 pour la seule commune de Marseille, en 1980 les surfaces agricoles se sont considérablement réduites: Dans les cinq communes du bassin, les surfaces utiles des exploitations étaient de l'ordre 4800 hectares en 1955 et de 2615 hectares en 1970.

A cette époque pas si lointaine, une agriculture de proximité existait.

De nos jours, ces terres agricoles ont hélas totalement disparues au profit de la poussée de l'urbanisation massive entre 1955 et 1982. Le parc de logements s'est accru d'environ de 40%.La contraction du nombre des exploitations agricoles est bien évidemment la conséquence normale de la consommation d'espace de la Ville.


Les encyclopédies départementales :

1935 Masson Paul et benoît Fernand 1928 Estrangin Etienne 1924 Masson Paul 1863 Dussard sellier



Règle de graduée pour mesure la hauteur d'eau dans le Canal de Marseille