Palais Longchamp

Mis à jour : mai 27

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Vue générale du Palais de Longchamp,tel qu'il été imaginé et proposé à la ville par M. Bartholdi


Vue générale du Palais de Longchamp, construit par

M. Esperendieu




Le Palais de Longchamp

Le Monument des Marseillais


A l'extrémité de l'avenue de Longchamp existait, il y a de cela plusieurs années déjà, une suite de terrains vagues formant une sorte de mamelon et présentant à leur sommet un plateau d'où le regard pouvait embrasser un vaste horizon.


On y arrivait par un escalier établi dans l'axe de la promenade.


Rien d'étrange d'ailleurs comme ces gradins de pierre blanche conduisant dans le vide.

Cet escalier endormi au soleil avait la tristesse d'une ruine.


Le plateau lui-même, avec ses terrains d'ocre jaune, caillouteux et ravinés, ses petites guinguettes borgnes, ses mûriers paralytiques, ses larges plaques animées par des rares joueurs de boules ou illustrées de quelques loques séchant au soleil, son ciel bleu taché de cerf-volant, respirait cette mélancolie énervante du midi, mille fois plus redoutable que le spleen brumeux du Nord.


L'arrivée des eaux du Canal de la Durance donna le signal de la transformation de ce plateau désolé.


La verrue allait devenir grain de beauté.


M. de Montrichet creusa sur ce terrain un vaste réservoir destiné à l'épuration des eaux du canal .


Ce système de voûtes et de piliers, est une construction fort curieuse, mais qui n'a pas,il est vrai, donné les résultats qu'en attendait son auteur.


Les seuls avantages que la ville devait retirer de ces travaux, ce fut d'abord la création d'un jardin public sur les voûtes du réservoir et enfin l'édification d'un château d'eau, projet longtemps caressé et dont la réalisation ne devait avoir lieu que de nos jour.


On ne pouvait choisir un emplacement plus heureusement situer.


Le volume d'eau réuni sur ce point et la pente des terrains permettait d'établir dans l'axe même de Longchamp une chute magnifique.


Il appartenait aux art d'encadrer ce motif hydraulique dans une décoration en rapport avec la grandeur de notre ville et la lumière de notre ciel.


Louis Bres 1870



MARSEILLE



PROJETS DE DÉCORATION DE LA COLLINE ET DU PLATEAU DE LONGCHAMP



Monsieur le Directeur,


Vous avez remarqué dans le temps, avec la bienveillance que vous m'avez toujours témoignée, les travaux que je faisais pour la ville de Marseille. Ces projets, adoptés en principe, furent suspendus par suite d'un changement administratif.


Cependant on ne les a point perdus de vue, et il est d'un grand intérêt pour moi de livrer à la publicité un aperçu des travaux que j'ai faits à ce sujet. Je viens m'adresser à cet effet à l'influence de votre Revue.



La ville de Marseille, malgré ses efforts gigantesques en faveur de son développement matériel, pense depuis longtemps à consacrer aux sciences et aux arts des bâtiments dignes d'elle.


Le plateau de Longchamps, par son voisinage avec le jardin zoologique, appelait la construction d'un Muséum d'histoire naturelle; ses fondations ont été établies, il y a des années déjà, au sommet de la colline. A la base on projetait un édifice décoratif en l'honneur des eaux de la Durance L qui pénètrent dans Marseille par ce point. Dans un autre quartier de la ville on se proposait de construire un Musée consacré aux Arts.


Bien des projets avaient été faits pour le Château-d Eau du rond-point de Longchamps. Le concours de la ville de Bordeaux, que vous avez mentionné dans votre Revue (voyez vol. XVI, col. hh), me fit remarquer pour ce genre de composition, et on me proposa de faire une esquisse du Château d' Eau de Marseille, se reliant aux autres projets de la ville.