Bassins de Valoubier de la Garenne et Ponserot

Dernière mise à jour : juin 17

Ces bassins sont formés, comme celui de Ponserot, par deux vallons barrés par le canal qui les franchit en remblai. Les levées du canal ont été revêtues en maçonnerie du côté des bassins, et l'on a obtenu ainsi deux réservoirs d'environ 300 000 mètres cubes chacun. Ces réservoirs sont mis en communication au moyen d'un souterrain creusé dans le contrefort qui les sépare. Les eaux que le canal envoie dans le premier bassin, celui de Valoubier, remontent d'abord pour pénétrer dans le souterrain dont nous venons de parler et, de là, dans le bassin de la Garenne rentrent dans le canal après avoir parcouru ce dernier bassin dans toute sa longueur, en se déversant en nappe mince et fort étendue par-dessus la banquette de la levée de la Garenne.


On peut vider et nettoyer chacun de ces deux bassins au moyen de robinets vannes de 0 m 60 cm de diamètre, que l'on ouvre à de fréquents intervalles, pour ne pas les laisser encombrer de limon. On nettoie aussi les différentes parties du bassin Valoubier, le plus exposé des deux à être envasé, parce qu'il reçoit, le premier les eaux de la branche mère, en déversant ces eaux dans un petit canal de ceinture régnant sur les flancs du bassin et percé d'ouvertures pourvues de vannes en bois, comme pour le bassin d'épuration de Ponserot.


La maneuvre de ces vannes étant faite comme pour ce dernier bassin, il en résulte que le robinet évacuateur placé sous l'aqueduc de chaque levée donne passage aux eaux de vidange et aux dépôts terreux qui se jettent ensuite dans la rivière de l'Arc et dans l'Etang de berre.




Denis Baldini


On a obtenu, au moyen de tous ces bassins d'épuration, d'excellents résultats ; car lorsque les eaux de la Durance sont extrêmement troubles, elles déposent la plus grande partie de leur limon d'abord, dans le bassin de Ponserot, ensuite, dans celui de Valoubier, et rentrent très peu chargées dans le canal, à l'extrémité du bassin de la Garenne.

On rencontre, sur l'emplacement, des bassins d'épuration de Valoubier et de la Garenne, l'accumulation d'un grand nombre de petits ouvrages d'art destinés à opérer la manoeuvre des eaux mais, que nous ne pouvons décrire en détail dans le cadre étroit que nous nous sommes imposé.

Extrait de l'ouvrage

Promenade sur les bords du Canal de Marseille

Par E. de Saint Ferréol 1854


Bassin de Ponserot

L'ancien bassin de Ponserot est situé sur la branche mère du Canal, des bornes 58 / 59 entre St-Estève-de -Janson et le bassin de St-Christophe.

Sa superficie est de 15 700 m² environ et sa capacité de 100 000 m3 environ.

Il a été formé dans un vallon barré par une levée du Canal. Cette levée qui constitue le barrage de ce bassin a une épaisseur à la base de 36 m, une hauteur moyenne de 19 m et une longueur de 120 m.

Du côté du bassin, un perré maçonné de 0 m 80 d'épaisseur a été construit ainsi qu'une maçonnerie de 0 m 30 d'épaisseur dans la cuvette du Canal, sur le barrage. La galerie d'évacuation, placée au centre du barrage, est en maçonnerie, à même la roche, d'une dimension de 2 m de hauteur et 0 m 90 de largeur, voûtée à plein ceintre, le bassin est entièrement dans le roc.


Plan original de 1880


Un peut d'historique


Ce bassin aménagé dès l'origine du Canal, vers 1849, servait de bassin de décantation. Il était divisé en deux parties séparées par un double mur. Dans la première partie, servant de dégrossisseur, les eaux étaient amenées par un canal introducteur dans le fond du ravin, à l'opposé du barrage. Elles se déversaient en superficie, entre les deux murs et parvenaient, par des orifices aménagés dans le bas du deuxième mur, dans la deuxième partie du bassin. Les eaux repartaient en surface, dans le canal, par 28 ouvertures de 3 m placées sur la rive gauche de la branche mère.

La vidange des bassins s'effectuait par un tuyaux en fonte de 0 m 600, placé sur toute la longueur du bassin dans les deux compartiments, il portait plusieurs tubulures verticales.

Un déversoir d'une superficie de 32 m 25 de long, recevait le trop plein des eaux de pluie amenées dans le vallon. Plusieurs améliorations furent apportées au fonctionnement du bassin de Ponserot.

Notamment , la construction, en 1864, des canaux latéraux, la rive gauche, portant 81 vannettes de 0 m 40 de largeur, et l'autre, rive droite, 72 vannettes du même modèle permirent le nettoyage automatique du bassin par chasses d'eau, avec un débit de 500 litres secondes.



Vers 1885 un accident grave vint interrompre le fonctionnement du bassin, la vase, en trop grande quantité, obstrua les orifices du tuyau de vidange. Une tubulure dut se déboucher dans le bassin épurateur, alors qu'aucun écoulement ne put se produire dans le bassin dégrossisseur, par suite de l'obstruction des bondes du tuyau en fonte, d'une part, et par suite, d'autre part, de l'obstruction des orifices faisant communiquer les deux comparativement, à travers le double mur séparatif. La différence de niveau provoqua, alors, la rupture de ce mur qui n'était pas construit pour supporter une telle pression.

Depuis le bassin fut abandonné.

Proposition Arnaud Gallaud du 20 05 1947


Cet ouvrage doit être modifié dans le cadre de la remise en état du bassin de Ponserot pour recevoir une vanne de barrage, sans doute genre porte d'écluse, qui sera placée en aval de la vanne de décharge.

Mais les études de détail ne sont pas faites (elles le seront en 1948) il est donc trop tôt, du point de vue technique pour donner un avis motivé, cependant, à priori la section rectangulaire proposée ayant pour largeur en gueule du Canal ne convient pas.

Signé : P. Cambon


La trésorerie des fonds de travaux n'étant pas assurée, il n'est pas opportun d'envisager l'exécution de travaux nouveaux.

Il en résulte que, tant au point de vue technique, qu'au point de vue financier, le projet est prématuré.

le 12 06 1947 Signé: Migneret

Denis Baldini