Bassin de Sainte-Marthe,Le train

Mis à jour : mai 26

Construction du bassin


Le bassin de Sainte-Marthe est situé sur la dérivation de Longchamp qui débite actuellement 2m c.800 par seconde. Sa surface est de 45 000 m2 et sa capacité utile de 135 000 m3. Les travaux en cours d'exécution doivent porter cette capacité à 150 000 m3.


Au moment de la construction du bassin de Sainte-Marthe, la dérivation de longchamp ne débitait que 1000 litres par seconde ; l'eau y séjournait par conséquent 30 ou 35 heures avant d'être rejetée dans le canal, et s'y dépouillait des limons que les bassins en amont n'avaient pas retenus. Le débit du canal augmentant, le bassin de Sainte-Marthe ne suffisait pas à la décantation des eaux qui traversaient, et il fut abandonné vers 1863, lorsque la construction du bassin de Réaltor fut décidée.


Jusqu'à cette époque, le Bassin de Sainte-Marthe était nettoyé tous les six mois, au moyen d'un système de courants d'eau analogue à celui en usage au Bassin de la Garenne. Les eaux vaseuses s'écoulaient dans le ruisseau de Malpassé et dans le Jarret. Mais, par suite de l'augmentation du débit du canal et de l'envasement rapide en amont d'une part, des prohibitions émanant de l'autorité supérieure d'autre part, le moment où on ne put lutter efficacement contre l'envahissement des vases ne tarda pas arriver, et le bassin, abandonné, fit place à un fouillis de roseaux et d'herbes sauvages, poussés sur un sol desséché, friable et dur.



En 1877, M. l'Ingénieur en chef Cabot, présenta un projet de dévasement de Sainte-Marthe, par un procédé mixte de déblais ramassés à la pelle et au tombereau, et de courants d'eau. Ce projet, comportant une dépense de 100 000 Frs, fut adopté par le Conseil Municipal, mais, il fut renvoyé par l'autorité, qui, sur un rapport défavorable de M. l'Ingénieur en Chef Bernard, s'opposa au déversement des vases dans le ruisseau de Malpassé, et autorisa seulement l'ouverture d'un débit de 25 000 litres pour permettre l'exécution d'un simple essai de dévasement ; cet essai ne donna lieu à aucun résultat pratique.

Enfin, en 1880 le Conseil Municipal adopta un projet de réfection du Bassin de Sainte-Marthe, d'un montant de 125 000 Frs.

Le bassin de Sainte-Marthe dont la remise en service suivra de près l'inauguration de Saint-Christophe, continuera à desservir, pour la Ville de Marseille et ses faubourgs une réserve disponible de 150 000 m3, pouvant l'alimenter pendant 3 journées de 12 heures, à raison de 600 l par seconde. On aura recours à cette réserve toutes les fois que des réparations en amont du bassin nécessiteront une interruption de service.

Construction de la Station de Filtration de

SAINTE-MARTHE


C'est en 1851 que le Conseil Municipal de Marseille adopte le principe de la création d'un bassin susceptible de contenir 240 000 m3 d'eau et de remplir deux fonctions essentielles :


Assurer, d'une part, une réserve pour l'alimentation de la ville durant les périodes de chômage du canal et d'autre part, clarifier les eaux boueuses de la Durance. Cet ouvrage, dont la capacité est de 450 000 m3 aujourd'hui, sera édifié sur l'une des dérivations qui alimentent la Cité Phocéenne : la dérivation Longchamp. La première station de filtration Marseillaise sera édifiée sur le même site en 1934.




Plan du bassin

Le Train de Sainte-Marthe

On aperçoit ci-dessous les wagons ainsi que le petit train


Au fil de mes rencontres j'ai croisé M. Chauvin un passionné d'anciennes machines.

Cet homme répare les engins du passé, Il redonne vie aux trains des mines et autres,

Il m'a raconté qu'il avait récupéré cette machine chez un ancien collectionneur et cet homme lui a certifié l'authenticité de ce train.

Il a démonté le petit train qui a servi à l'extraction de déblais du bassin de Sainte-Marthe et l'a remonté. Ce travail lui a pris plusieurs mois car il a fallu refaire des pièces qui n'existaient plus.

Après ce long travail et une mise en marche capricieuse, le petit train fonctionne à merveille.



Le petit train tout neuf









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