Bassin de Réaltor

Dernière mise à jour : juin 11



1867 Journal Le Pays



Anecdote :


Réaltort s’écrit avec un t ou Réaltor sans t ?

Réaltort signifie ruisseau tortueux. Sur les anciens documents il s’écrit Réal-tort, puis il est devenu Réaltort mais beaucoup de documents ou cartes postales sont écris sans le T .


Construit en 1867_1869

A l'origine, sa superficie était de 70 hectares

Sa capacité initiale été de : 4.000.000 m3

Profondeur : de la digue 18 m

Capacité actuelle : 500.00 m3 environ

Barrage 550 m de long

Ce bassin n'est plus utilisable comme bassin de décantation, le dispositif de vidange étant complètement bloqué sous 16 à 18 m de vase.

Le canal latéral qui était aussi complètement envasé a été remis en service en 1946.

Quand on tenta, en 1861, d'y introduire les eaux, à peine fut-il rempli au tiers de sa hauteur, qu'il se déclara des filtrations abondantes, et que des mouvements inquiétants se produisirent dans le barrage qui fermait la vallée ; on dût interrompre le remplissage du bassin.

Ce bassin déjà restauré dans les années 1866-1867, en vertu d'une première délibération, avait failli, dans le courant de mai 1867, en rompant sa digue de retenue, jeter dans la vallée, comme une immense avalanche, les quatre millions de mètres cubes d'eau qu'il retenait captifs ; ce torrent dévastateur aurait rempli la contrée de ruines et peut-être de deuils.

Le bassin de Réaltor a commencé à fonctionner comme bassin de décantation le 18 mai 1869. Ce bassin avait à l'origine une superficie de 70 Hectares ; sa capacité totale était de plus de 4.250.000 mètres cubes.

Constitué par un vallon, fermé par un barrage de 550 mètres de long et 18 mètres de hauteur.


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BASSIN DE RÉALTOR LE DÉLIMONAGE


Le bassin de Réaltor a commencé à fonctionner en 1862. En 1887, l'état d'envasement était déjà tel que celui-ci fut mis à l'étude.

En juin de cette même année, un nommé M. Jandin, Ingénieur des Arts et Manufactures, Entrepreneur à Lyon, n° 28 Rue Morand, désireux d'expérimenter un système de drague qu'il avait inventé et dont il ne connaissait encore que le fonctionnement théorique, demanda à l'Administration, l'autorisation d'essayer ses appareils au bassin de Réaltor. M. Jandin stipulait que cette expérience ne coûterait absolument rien à la Ville, et qu'elle serait faite entièrement à ses frais, risques et périls. Cette autorisation ne fut pas accordée et le demandeur dût aller ailleurs faire l'essai de ses appareils.



L'Administration décida, après étude de la question, de procéder au dévasement par courant d'eau pendant l'hiver 1887-1888. Par ce système, 250 000 mètres cubes environ de vase furent évacués du bassin et envoyés dans l'Arc, ce qui amena de nombreuses plaintes des usagers de cette rivière et, outre des indemnités que l'Administration dut payer aux intéressés ; elle dût procéder au curage des canaux de la Fare et de Berre et des béals alimentant toutes les usines actionnées par les eaux de l'Arc en aval de Roquefavour. Elle dût aussi construire un déversoir à poutrelles dans le barrage de la propriété Couvé. A la suite de toutes ces réclamations, le dévasement fut suspendu.


Avec le dévasement par courant d'eau, l'évacuation de la vase ne pouvait se faire que si le bassin était vide, ce qui était un gros inconvénient. Pendant l'opération, les eaux filaient directement sur la ville où elles devaient arriver plus ou moins propres.

En mai 1894, M. Jandin qui, depuis 1887 avait expérimenté et mis au point son système de drague, fit une nouvelle proposition par laquelle il s'engageait à procéder au dévasement du bassin au prix de 0 Frs 50 le mètre cube de vase enlevée. Cette proposition ne fut pas acceptée et le bassin continua à s'envaser.

En 1895, l'Administration voulut reprendre le dévasement par courant d'eau et, afin d'éviter l'envoi des vases dans l'Arc, un barrage fut construit sur le ruisseau de Réaltor au bas de la pépinière. Ce barrage avait pour but de retenir les eaux chargées de vase. Cette dernière devait se tasser au fond du réservoir établi, et l'eau devait s'échapper décantée. De cette façon, aucune réclamation n'était à craindre de la part des usagers de l'Arc.


Ce système bien compris en théorie, ne pût donner de bien grands résultats pratiques, vu le peu d'importance du réservoir formé par le barrage. Pour que les résultats fussent bons, il aurait fallu que les eaux boueuses soient déversées sur de grandes étendues de terrain, ce que ne possédait pas l'Administration.

M. Billaud, propriétaire à l'époque du domaine de la Tour d'Arbois, mis au courant de l'expérience faite par l'Administration, proposa à cette dernière de lui céder environ 10 hectares de terrain en bordure du ruisseau de la Mérindolle au prix de 15 000 Frs l'hectare.



Ce prix fut trouvé exagéré et le dévasement ne put être poursuivi.

Ce n'est qu'en 1912, que la question du dévasement fut reprise sérieusement. Le système de drague fut adopté et, le 5 mars 1913, les travaux d'une importance de 560 000 Frs environ étaient mis en adjudication.

MM. Carcassonne frères furent déclarés adjudicataires, moyennant un rabais de 24% sur le prix du bordereau.

Cette adjudication ne comprenait qu'une partie des travaux prévus pour le dévasement complet du bassin de Réaltor, ceux-ci devant être exécutés en plusieurs tranches. Elle fut approuvée par M. le Préfet, le 18 mars 1913.

Le transport, le montage, ainsi que les essais du matériel nécessaire à l'entreprise, demanda assez de temps et, ce n'est que vers l'été 1914, que la drague qui existe encore put donner quelques rendements.

La quantité de vase enlevée ne fut pas grande (38 000 m3 environ) car, le 2 Août, tout a été arrêté par suite de la déclaration de guerre.

Depuis, le bassin a continué à s'envaser et, à l'heure actuelle, sa capacité qui devait être de deux millions de mètres cubes n'est plus que de cinq cent mille mètres cubes environ. Pour le mettre en état de bon fonctionnement, il y aurait donc lieu d'extraire un million cinq cent mille mètres cubes de vase.


Réaltort, le 7 décembre 1923

Le chef de section

Béranger


Dimanche 4 mars 1888, les vases du bassin de Réaltor

Les vases du bassin de REALTOR, les eaux de la Durance, canalisées par la ville de Marseille, se dépouillent de leur vase dans le bassin de REALTOR, construit à cet effet et comme réservoir. Cette décantation a obligé l'Administration à effectuer, à titre d'essai, le dévassement du bassin, en jetant dans la rivière de l'Arc les eaux troubles. Mais, n'ayant pas été d'accord avec les riverains pour la question des indemnités, elle va faire étudier un projet de canal souterrain par galeries, pour déverser directement dans l'étang de Berre, les vases du bassin de Réaltor, sans les jeter dans l'Arc.


Jeudi 16 avril 1908

Le bassin de Réaltor

La question des eaux de Réaltor dont le Conseil Municipal de Marseille s'était déjà occupé l'année dernière, vient de faire l'objet d'un rapport de Mr Raoul Brion.

Robinet vanne



Le dévassement du Bassin de Réaltor s'impose, écrit Mr Brion, il date de 1860, a une superficie de 70 hectares et sa contenance théorique est d'environ 4 millions de mètres cubes. En réalité, il contient surtout à l'heure présente, 2.800 000 mètres cubes de vase. Il faut avoir vu cela pour le croire, la vase qui diminue ainsi la capacité du bassin des deux tiers à peu prés, atteint son maximum vers la partie Nord où son niveau est à la côte 158 00, alors que le niveau maximum des eaux ne dépasse pas la côte 158 84.

En temps de chômage, on fait appel aux réserves de ce bassin, elles sont maigres en liquides, mais fertiles en émanations putrides. Donc, il est nécessaire de débarrasser l'immense bassin de ses vases, le tout on n'y peut songer, mais du moins une partie.

Nous lisons encore dans le rapport du Conseiller Municipal de Marseille, que les eaux d'alimentation de cette ville sont la cause des épidémies de typhoïde qui s'abattent sur la population.


L'eau du canal qui, avant l'entrée à Réaltor est riche de 100 bacilles par litre, en possède 1000 à son arrivée au bassin de Longchamp.

M. Brion proposa donc, que le dévassement partiel du bassin de Réaltor, la filtration des eaux et leur stérilisation soient réalisés en même temps.

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BASSIN DE RÉALTOR LA PÊCHERIE


Novembre 1931

La société de pêche a organisé dimanche dernier sa première sortie de l'année, sur le bassin de réaltor. Des 6 heures Camions, autos, vélos, emmenaient les sociétaires et leurs invités, et à midi, une centaine de personnes déjeunaient joyeusement sur l'herbe.



La société de pêche d'Aix effectuait dimanche son ultime concours de l'année. Cette délicieuse journée réunit les plus fines lignes.

Autos, motos, vélos, amenèrent tous les concurrents. Sur les riantes berges du bassin du Réaltor. Sur un signal du président, M. Girod, le déploiement en tirailleurs se développe et chacun prit sa place selon ses préférences M. Pelletier Montaignet sortit le poison le plus original. Mais si nous voulions détailler chaque pêche nous n'en finirons jamais !

Voici le palmares : E 1 prix, M.Reynaud. 2 Marc. 3 Espitalier. 4 Leopol. 5 Napolitano. 6 Bargier. 7 Delmas. 8 M. Leydet. 9 M. Pons. 10 Leydet. 11 M Gliorate. 12 M. Ricard. etc. en somme, belle sortie toute à l'honneur de nos pêcheurs et de la société de pêche à la ligne d'Aix.


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Le feux au Bassin de Réaltort


Les roseaux occupent environ 10 hectares sur le bassin (la superficie du bassin est de 70 hectares) . M.Armelin Batiste dit Titin était responsable du secteur.Il attendait le moment propice pour mettre le feu (au bassin).Il abaissait le niveau de l'eau et lorsque il ni avait pas de vent il allumait le feu du coté des bureaux (au nord). Les flammes montaient à plusieurs mètres de hauteur et dans la journée tout avait brûlé. C'est inimaginable.

A l'heure actuelle il irait directement en prison sans passer par la case départ ! Je me souviens que les jours suivants les carpes frayaient et on pouvait les attraper en marchant sur les roseaux brûlés.

Elevage de truitelles


Pour alimenter les détecteurs de pollution de Saint Christophe , Réaltort et les usines de Marseille, nous achetions des truitelles de quelques centimètres à une pisciculture dans le Vaucluse.

Dans les années 1990 , M. Bolander Maurice et moi même décidions de faire l'élevage de truitelles.

Nous achetions les œufs en Belgique. Ils nous étaient envoyés par la poste.

Nous mettions les œufs dans des claies, dans le ruisseau de la Mérindole au lieu dit la pépinière sous le bassin de Réaltort.

Il y avait une résurgence , l'eau sortait de la terre à 12 ° toute l'année (fuites du bassin ).

Nous avons pu faire cet élevage pendant quelques années mais suite à des vols et des détériorations de matériel nous avons du abandonner le projet .


La pépinière : sous le barrage de Réaltort le lieu s'appelait la pépinière car il approvisionnait les jardins de la ville de Marseille .Les arbres et végétaux étaient cultivés par les agents municipaux .


Archive M. Vigne A


En 1966 les employés qui habitaient au Réaltort étaient isolés des commerces, docteurs, écoles et autres Il y avait un agent chauffeur, M. Perrier qui transportait les agents ,

femmes et enfants faire les courses et autres plusieurs fois par semaine .Il

faisait aussi la liaison pour le courrier entre Marseille et l'adduction Amont .


‌En 1966 la SEM fournissait à l'embauche des maçons de l'Adduction

Amont , le petit matériel ( truelle, niveau, fil à plomb, massette, marteau, pince etc.

Puis les maçons touchaient un petit pécule pour entretenir et renouveler

leur petit matériel ( environ 3,50 francs par mois )


Archive M. Vigne A