1842-1854 - Enquête, Plantations, commissariat police, Communes, Emprunts

Mis à jour : mai 21



En 1838 la Préfecture des Bouches-du-Rhône :

Arrêté :

Nous, Conseiller d’Etat, PREFET du Département des Bouches-du-Rhône, Officier de la Légion d’Honneur,

Vu la loi du 4 juillet 1838, qui autorise l’établissement du Canal de Marseille et déclare ce projet d’utilité publique,

Vu la décision de M. le Ministre de l’Intérieur, qui approuve le projet des travaux présentés par M. de Montrichet, Ingénieur des Ponts et Chaussées,

Vu les articles 5 et 6 de la loi du 7 juillet 1838.



Les textes de loi

Préfecture de Bouches-du-Rhône


10 février 1950

Déclaration à la préfecture de Marseille Fédération des syndicats d arrosant par le Canal de Marseille But: décence de ses adhérents, siège social 16 Rue Dragon.


15 Octobre 1910

Syndicat des Concessionnaires et arrosant du Canal d'Aubagne, pour sauvegarder les intérêts et droits des concessionnaire et arrosant dudit Canal .


Ville de Marseille


A élever ce pont Aqueduc pour amener les eaux de la Durance dans son territoire désolé depuis des siècles par la sécheresse. Le Conseil Municipal posait la première pierre le 19 septembre 1842 . La 13 ème année du Règne de Louis Philippe 1er.


Le Comte Duchatel Ministre de l’Intérieur

De la Coste Conseiller d’Etat Préfet du Département Le Vicomte Tiburce Sébastiani Pair de France Lieutenant Général Commandant de la 8e division militaire Maximin Dominique Consolât Maire.

Réalisation du Canal

Il faut quinze ans, de 1839 à 1854, pour construire le Canal, avec son tracé tourmenté, ses 80 km de long dont 17 km en souterrains, ses 18 ponts, dont l'Aqueduc de Roquefavour.

En effet, une des principales difficultés était de faire traverser au Canal la Vallée de l'Arc, dont l'altitude est inférieure à 100 mètres entre Aix-en-Provence et l'Etang de Berre. L'Ingénieur Frantz Mayor de Montricher, chargé de la réalisation du projet, refusa la proposition d'un pont-siphon, pourtant plus économique, et décida de réaliser un aqueduc entre deux points où les plateaux bordant l'Arc au nord et au sud étaient assez proches pour que l'ouvrage ait une longueur raisonnable (moins de 400 mètres) : ce fut l'Aqueduc de Roquefavour, œuvre architecturale inspirée du pont du Gard romain, et considéré depuis comme un des monuments à visiter dans la région Aixoise. L'aqueduc a une longueur de 393 mètres et le canal passe à 82,5 mètres au-dessus de l'Arc.

Le canal est en béton, les ouvrages aériens sont en pierres, ou pierres et briques. Le débit de l'ouvrage est de 10 m³/s, la pente de 0,36 m/km. La largeur au sommet est de 9,40 m, la largeur à la cuvette de 3 m.

Mèmorail d'Aix

Emprunt et remboursement


Comme toujours, ce fut le nerf de la guerre et il explique la raison de la réalisation du projet par Marseille seule. Les prévisions initiales tablaient sur 10.000.000 francs, hors l’aqueduc de Roquefavour dont la construction coûta à elle seule 3.800.000 francs. Or, au fur et à mesure de l’avancement des travaux, des difficultés rencontrées et des ouvrages supplémentaires réalisés, la note augmentait et, en décembre 1850, elles atteignaient 33.400.000 F ! On peut en déduire que l’absence de plans précis et de mesures fines avant les travaux avait empêché une estimation correcte des dépenses, peut-être optimisées pour faire aboutir le projet (Comme c’est souvent le cas aujourd’hui encore !). Dès février 1837 était décidée la création d’obligations à 4% pour une valeur de 10 millions de francs. Des taxes furent perçues sur la farine aux octrois de Marseille pour le paiement des intérêts ! Mais, on dut vite recourir à des emprunts, le premier, de 9.500.000 F fut lancé le 7 août 1839. En 1843, le montant total des divers emprunts atteignait 18 millions !



Emprunt de 10 millions 1839 Date de remboursement :1867


Emprunt de 7 millions 1844 Date de remboursement 1880


Emprunt de 9 millions 1844 Date de remboursement 1864


Le coupon de l'emprunt de 10 millions fait par la Ville de Marseille le 29 Octobre 1839

Le financement de travaux aussi importants que ceux nécessités par le creusement du Canal est extrêmement lourd d'autant que la ville de Marseille préféré les prendre à sa charge pour avoir le bénéfice exclusif de l'ouvrage.

Des emprunts sont nécessaires pour couvrir les frais: celui présenté ici est gagé sur une taxe spéciale sur la farine.Le coupon correspond à cet emprunt de la Ville auprès de la Caisse des dépôts et consignations à un taux d’intérêt maximum de 4.5% en application de la loi du 7 Août 1839.



Emprunt chambre de commerce


Emprunt de 2 millions 1853 Date de remboursement 1861


Emprunt de 54 millions 1861 Date de remboursement 1876


Commissariat de police


La 13e année du Règne de Louis Philippe 1er

Création d'un commissariat spécial de police pour la surveillance à exercer sur les ouvriers employés au canal en construction à Marseille (O. du 21 avril 1840) juridiction du commissariat de police d'Elbeuf (O. du no septembre 1847).

La sécurité est assurée par un commissariat de police assisté de 6 Gardes.


Ord. portant suppression du commissariat de police chargé de surveiller les ouvriers employés au canal de Marseille.

En 1843 il y a 2193 ouvriers sur la ligne du canal de Marseille, comprenant les communes suivantes:

La Roque-d'Antheron, les Taillades, Coudoux, Roquefavour, la Merindolle, et les Cadeneaux, cette agglomérations est composée de 914 ouvriers Français et 1279 ouvriers étrangers. une caserne de gendarmerie va être construite sur le point des travaux.

Parmi le personnel utilisé durant les travaux, on distingue les employés permanents et les ouvriers. A Marseille même, l’administration du CANAL s’étoffe peut à peut, passant de 1839 à 1850, de 12 personnes à 47 sur la ligne du Canal. Montricher est secondé par 6 chefs de division, 14 chefs de section et par des piqueurs. La sécurité est assurée par un commissariat de police assisté de 6 Gardes. Le nombre des ouvriers varie selon les besoins des travaux et les finances de la ville, pour atteindre en 1843 son maximum soit 2700 hommes, tandis que la fourchette moyenne s’établie autour de quatorze à dix huit cents, avec une légère majorité d’étrangers, essentiellement piémontais.


Une caserne de gendarmerie va être, construite sur le point des travaux, Où il existe le plus grand nombre d’ouvriers, pour main Tenir la police et la subordination, le commissaire, attaché ; Aux travaux du canal, ne pouvant suffire à une pareille Surveillance.


Archive de Marseille

Plantation des talus du Canal de Marseille

Désignation des plantations le long des berges


Peuplier : pour des sols humides et légers

Platanes : pour des sols humides et Ford

Acacia : pour des sols humides et léger

Erable Blanc : pour des sols secs et léger

Murier de chine : pour des sols léger sec

Sycomore : Idem ci-dessus

Pin et chêne vert : pour des sols sec fort

Amandier : pour des sols sec pierreux

l'Olivier : idem ci-dessus

Marronnier : pour des sols fort

Chataignier : idem ci-dessus

Saule blanc, Saule pleureur : idem ci-dessus

Bouleau blanc : idem ci-dessus

Alisier : pour des sols léger

Sapin épicéa : pour des sols léger

Aylanthe du japon : pour des sols terreaux

Les Bords du Canal de Marseille


Le Canal de Marseille traverse 23 Communes

Le canal + dérivation et rigoles = 174.7Km de long + dérivation de la Ciotat = 14.3 Km

250 Ouvrages d'Art,

93 souterrains et 23 aqueducs.

2 Bassins de réserve d'eau



PERTUIS BRANCHE MORTE

LE PUY STE REPARADE

ST.ESTEVE de JANSON BRANCHE MERE

ROGNES

LA ROQUE D'ANTHERON

CHARLEVAL

VERNEGUES

LA BARBEN

LAMBESC

LANCON DE PROVENCE

COUDOUX

VENTABREN

AIX-EN-PROVENCE

CABRIES

LES PENNES MIRABEAU

MARSEILLE

PLAN DE CUQUES

ALLAUCH

MARSEILLE DERIVATION CAMOINS AUBAGNE

AUBAGNE

AUBAGNE DERIVATION DE GEMENOS

GEMENOS

AUBAGNE DERIVATION DE COULIN GEMENOS

AUBAGNE DERIVATION DE LA CIOTAT

CARNOUX

CASSIS

LA CIOTAT

SEM